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Un tilleul, des tonneaux, une tombe, un fusil qui fait courir et un renne.

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Même lorsqu’il n’y a pas de vent, les branches ondulent légèrement. Il y a toujours une feuille pour vous tomber sur le coin du nez au moment le plus saugrenu, lorsqu’il ne faudrait surtout pas être dérangé, quand l’instant est solennel, sacré ou tellement éphémère et insaisissable qu’il mériterait qu’on lui lâche un peu la grappe afin d’être conservé tel quel ad vitam eternam dans les mémoires, plutôt que d’entreposer à sa place le souvenir d’une feuille qui vous tombe sur le museau. Sur la plus grosse branche, une corde à nœuds pend. Les traces noires sur chaque nœud montrent la pugnacité de chacun à atteindre cet objectif. Le premier nœud est tout crotteux ; le dernier est quasi intact.

Ce grand tilleul de la cour de récréation a toujours été le repère des plus grands, des CM2. Les autres se partagent le grand préau, la balançoire, les rigoles en ciment dans lesquelles les billes roulent aisément jusqu’à la bouche d’égout ou presque, si l’on parvient à les en empêcher. Cette année, les plus grands, c’est Magali et moi. Je ne suis pas la plus grande en âge, il y a Pierre qui a redoublé deux fois ; je ne suis pas la plus grande en taille non plus, il y a Damien le géant, mais Magali et moi sommes les seules CM2 donc nous jouissons du tilleul pour nous seules. C’est l’heure des confidences. J’annonce à Magali ma liste de cadeaux au Père Noël. Elle m’égraine la sienne, mais un détail me chiffonne dans son récit. Je la laisse continuer, le salon de beauté Barbie oui, une tenue de princesse d’accord, mais qu’est-ce qu’elle a dit qui me dérange autant ?, des cours d’équitation tiens drôle d’idée, des Talkie-Walkie oui c’est bien ça, oh ça y est je sais.

« Pourquoi tu as dit que tu avais demandé à tes parents ? C’est au Père Noël qu’il faut demander, pas aux parents. »

Magali me toise de ses 10 cm de plus que moi, soit un Empire State Building. Elle semble hésiter un peu. Le vent balance la corde à nœuds. Elle soupire et lâche l’info.

« Mais parce que le Père Noël, ça n’existe pas. C’est les parents qui font les cadeaux. »

N’im-por-te-quoi. Qu’elle est bête, cette Magali. Les parents. Même en cherchant pendant des années, elle n’aurait pas pu dire quelque chose de plus stupide. Oh, elle peut croire ça pour elle si elle veut, mais pour moi, c’est impossible. Maman m’achète un seul cadeau : pour mon anniversaire. Le reste de l’année, si je demande quelque chose, elle répond « Avec quel argent ? » Alors que le Père Noël, lui, il m’apporte deux, voire trois cadeaux ! Trois cadeaux ! Et de gros cadeaux ! Je suis consternée par la stupidité de cette girafe de Magali. Je le lui fais subtilement comprendre.

« Tu dis n’importe quoi.

— Mais si.

— Mais non. C’est pas les parents.

— Mais si.

— Non ! De toute façon, tu es bête ! »

Voilà. Elle m’énerve.

Magali me regarde méchamment ; elle serre ses lèvres très fort, elle plisse ses yeux, elle s’approche et me postillonne dessus :

« Ah ouais ? Et le Père Noël du spectacle de l’école alors ? Tu sais qui c’est ? »

Ce n’est pas Dieu possible d’être aussi crétine ; elle se tire des balles dans le pied, ma parole. Quelle question ! Le Père Noël du spectacle de l’école n’est qu’une preuve de plus que le Père Noël existe !

Chaque année, avant les vacances de Noël, nous faisons un spectacle à l’école. On répète longtemps des chansons, des danses, des tours de magie. J’ai même joué une petite pièce de théâtre une fois : Zozo et Zezette. J’étais Zozo et mon frère Dieu était dans la salle ; il disait des bêtises et ça me faisait rire, ce qui n’était pas très bon pour la crédibilité du jeu dramatique.

Lorsque le spectacle est terminé, nous rejoignons les familles et les amis des familles assis dans la salle et nous attendons. C’est long. On est très excités. Tout le monde parle et tout le monde dit « Chut ! » en même temps. Et puis d’un coup, on l’entend. On entend ses pas dans l’escalier en béton, à l’extérieur. Il n’y a aucun autre bruit comme celui-là ; ce sont des sabots en bois qui montent laborieusement les marches. Plus personne ne parle. On regarde tous la porte. Quelques pas encore, la poignée descend, nos cœurs aussi, et la porte s’ouvre, laisse entrer l’air glacé et des flocons de neige qui se suicident en se jetant sur le sol chaud.

Il est là. Le Père Noël. Il a son habit traditionnel de Père Noël, rouge et blanc, une épaisse barbe blanche, des sabots en bois donc, mais il a surtout une hotte en osier sur le dos. Elle est remplie à ras bord de cadeaux, légèrement couverts de flocons. On tend un peu le cou, comme si en voyant davantage dans la hotte, on pouvait voir notre cadeau, comme si on pouvait déjà l’avoir un peu en main. Le Père Noël referme la porte et, lentement, très lentement, traverse la salle jusqu’à la scène. Il boite. Normal, c’est le Père Noël. Il est fatigué. Pour s’aider, il tient dans sa main une canne, la plus belle du monde. Une canne en noyer, avec une tête de renne en guise de pommeau. Il monte les trois marches qui mènent à la scène en geignant un peu, il pose sa hotte et il s’assied sur le fauteuil qui n’attendait que lui. Il tire un mouchoir de sa manche, essuie la sueur de son front, jette un coup d’œil circulaire à la salle, tousse pour s’éclaircir la voix et prend un cadeau dans sa hotte. Nos cœurs sont à 180 pulsations/minute. Il lit avec difficulté le prénom sur le paquet : « Ma-ga-li », « Da-mi-en » ; le pire étant sûrement Gwendoline, qu’il prononce « Gwen-de-do-le-line ». Il a du mal avec les prénoms récents. Normal, c’est le Père Noël. Il est très âgé. Sa voix est grave. Le prénom résonne dans toute la salle et lorsqu’il s’agit du vôtre, vous vous levez, vous serrez très fort vos sphincters pour ne pas faire par terre, là, devant plein de gens sous le coup de l’émotion, et vous allez chercher votre cadeau sur la scène.

Le Père Noël a les yeux bleus. Il a les plus beaux yeux de l’Univers. Normal, c’est le Père Noël. Quand il me donne mon cadeau, il plante ses deux océans dans mes deux noisettes et mon cœur bat à 547 pulsations/minute.

Alors oui, justement, puisqu’elle tient absolument à tendre le bâton pour que je lui massacre son grand nez, parlons-en du spectacle de l’école, Magali.

« Eh ben quoi, le spectacle de l’école ? Tu vois bien que c’est pas les parents, que c’est le Père Noël justement ! »

Magali baisse les épaules, dépitée.

« Mais enfin, le Père Noël du spectacle, c’est ton oncle. Tout le monde le sait.

— Mon oncle ? Quel oncle ?

— Ton oncle Marius. »

Non mais N’IM-POR-TE-QUOI.

J’éclate de rire.

Mon oncle Marius.

Mon oncle, Marius.

Mon oncle. Marius.

Mon oncle Marius est le grand frère de papa. Il vit avec nous dans la montagne. Il a sa petite maison à lui, à côté de la nôtre, mais il mange avec nous à midi parce qu’il est vieux garçon et que maman dit qu’il ne faut pas le laisser manger tout seul. Mon oncle Marius ne parle pas français ; il le comprend — pour peu que les phrases ne soient pas trop compliquées — mais il ne parle qu’en patois. Il est le fossoyeur de la commune. Il creuse les tombes avant un enterrement, va au bistrot durant la cérémonie, revient quand tout est fini et rebouche les tombes.

Mon oncle Marius est vieux, il a toujours été vieux. Il a un atelier de menuiserie près de sa maison. Un atelier de menuiserie où tout est recouvert de poussière et de copeaux. Il reste toute la journée assis sur un petit banc en bois, face à la porte. Tous les quarts d’heure, il dit « Qua fero beu » (Ça fera bien), il se lève, il ouvre une trappe dans le sol de l’atelier, il descend l’escalier-échelle jusqu’à sa cave où d’énormes tonneaux l’attendent. Il tire un verre de vin, toujours dans le même verre depuis plus de 30 ans, il boit son vin d’une traite, il repose le verre sur le robinet du tonneau, il remonte, referme la trappe, se rassied sur son banc en bois, face à la porte. Au plafond de son atelier, il y a des morceaux de lard qui pendent pour graisser les lames de scie. L’après-midi, il descend parfois au bistrot de la commune avec sa mobylette. Il vaut mieux ne pas le croiser quand il remonte : la mobylette est en pilotage automatique, les notions de gauche et de droite n’existent plus, celle d’équilibre tient du miracle et lorsque le miracle ne suffit plus à tout faire tenir, mon oncle Marius finit sa soirée et sa nuit dans un fossé.

Il n’a qu’une seule tenue, toujours la même. Elle est tellement la même que je serais incapable de la décrire. Mais elle sent mauvais. Quelquefois, lorsque je joue, je tombe sur mon oncle Marius accroupi dans un fourré, entre des fougères. Je pars vite en courant et lui il crie qu’il n’y a pas moyen de chier tranquille.

Il a un fusil. Quand des témoins de Jéhovah s’aventurent jusque chez nous et frappent à sa porte, ils disent « Bonjour, nous vous apportons la parole du Seigneur ! » avec un grand sourire. Mon oncle Marius les regarde, il répond « Pêto mè » (Attendez voir), il va chercher son fusil et leur colle sous le nez. Les porteurs de la bonne parole braillent comme des gorets et courent jusqu’à leur voiture. Parfois, il tire un coup en l’air pour qu’ils courent plus vite. Et il rit.

Je n’ai jamais discuté avec mon oncle Marius ou alors vite fait, comme ça. Personne ne l’aime, tout le monde l’évite et moi aussi. Je n’aime pas son odeur, je n’aime pas ses manies bizarres, je n’aime rien chez lui.

Alors mon oncle Marius, ce marginal, ce fou, ce dégueulasse, ce poivrot, être le Père Noël, c’est la meilleure blague de tous les temps.

En plus, mon oncle Marius n’a pas les yeux bleus, il a les yeux… Bon, peu importe, je n’ai aucune idée de la couleur de ses yeux, je ne les ai jamais regardés, mais ça ne peut pas être le Père Noël.

J’éclate de rire très fort. Je me plie en deux, je me tape sur les cuisses, je n’arrête pas de répéter « Mon oncle Marius hahaha ! »

Magali secoue la tête et part.

Une feuille du tilleul me tombe sur le coin de la gueule.

Au spectacle de Noël suivant, je suis énervée. Malgré mon absolue certitude, cette pimbêche de Magali a tout de même réussi à me faire douter. Les pas dans l’escalier, la porte qui s’ouvre, la hotte en osier. J’observe tout. Le moindre détail. Magali, elle, me regarde en souriant. Elle m’agace.

Lorsque le Père Noël m’appelle, je monte sur scène. Les yeux bleus se plantent dans les miens ; il me donne mon cadeau. Répondant à une impulsion téméraire de besoin impérieux de savoir, j’agrippe sa barbe et tire dessus d’un coup sec.

La barbe ne bouge pas d’un millimètre. Le Père Noël, en revanche, crie « Aïe ! » et me regarde avec de gros yeux. Il prend une voix encore plus grave qu’habituellement. Il dit :

« Il faut être sage ! »

Puis il pointe du doigt Magali dans le public et dit :

« Surtout toi, là-bas ! »

J’exulte. Je prends mon cadeau mais je n’en ai pas grand-chose à faire ; j’ai eu le plus beau cadeau du monde : les yeux de Magali désormais envahis de doute, les miens emplis de certitude. De retour sur mon siège, je lui chuchote :

« Et ça, c’est pas le Père Noël peut-être ? »

Magali est blême. Et le monde est beau.

Beaucoup de feuilles du tilleul sont tombées.

La livraison par Vert Baudet, deux semaines après Noël, des patins à roulettes que j’avais demandés, m’a conduite sur la voie de la vérité. Je devais alors être la seule élève de 5ème à croire encore au Père Noël.

Beaucoup de feuilles du tilleul sont tombées. Et ne sont tombées sur personne. Il n’y a plus d’enfants dessous.

En 2005, mon oncle Marius est mort. L’alcool avait dévoré son cerveau et il avait passé 2 ans dans une maison de retraite après s’être quelque temps promené tout nu dans les bois de notre montagne.

Je suis allée aider ma mère à débarrasser sa petite maison. Dans le tiroir de la table, il y avait un bol et une cuillère. Jamais lavés. Il mangeait sa soupe, léchait la cuillère, reposait le bol dans le tiroir. Dans son armoire, il y avait une chemise, un pantalon et une paire de sabots en bois. Au-dessus de son lit, son fusil. Chargé. Prêt à faire courir les prêcheurs.

Dans sa table de chevet, une petite boîte avec les initiales RF. Une médaille à l’intérieur.

Sous la boîte, une photo jaunie de lui, jeune, tout sourire, avec des amis. Une jeune fille qui le regarde au lieu de regarder l’objectif.

Mon oncle Marius avait 17 ans, il était un menuisier hors pair. Il fabriquait ce qu’il voulait avec une facilité insolente pour un gamin de cet âge. Il avait 17 ans lorsque les Allemands avaient débarqué, à la recherche d’un certain Jean-Tou, un résistant. Tout le monde savait, personne n’avait rien dit. Il n’avait rien dit non plus et pour cause : Jean-Tou était son meilleur ami. Mais peut-être que quelqu’un d’autre avait parlé, juste un peu, juste pour ne pas se faire tuer, juste parce que les paires de gifle, ça fait mal, juste parce qu’il avait trop peur pour se taire. Jean-Tou avait été trouvé.

Les Allemands étaient venus chercher mon oncle Marius, l’avaient traîné à l’orée de la forêt, lui avaient mis une pelle entre les mains. Lui avaient dit que ce n’était pas bien de mentir, en lui tirant sarcastiquement les oreilles. Lui avaient dit de creuser. Mon oncle Marius avait creusé. Un rectangle parfait dans cette terre dure, pleine de racines. Les Allemands avaient sorti Jean-Tou de leur camion et l’avaient jeté dans le trou, amoché mais vivant. Ils avaient dit à mon oncle Marius de reboucher le trou. Ils avaient posé leurs armes sur sa tête.

Après la guerre et la résistance, l’atelier de menuiserie s’était couvert de poussière ; mon oncle Marius était devenu fossoyeur. Il avait passé sa vie à creuser des tombes, à creuser cent fois, mille fois la même tombe, celle de son meilleur ami, celle du frère de la jeune fille qui préférait autrefois le regarder lui plutôt que l’objectif de l’appareil photo. Il avait passé sa vie à reboucher des tombes et, à chaque fois qu’il avait balancé une pelletée de terre, il l’avait balancée sur les yeux de Jean-Tou. Tous les tonneaux de vin n’y avaient rien changé.

Dans la boîte aux initiales RF, la médaille était fendue, écrasée. On l’avait serrée dans un étau. On avait voulu la faire disparaître, cette récompense indécente.

Tout en haut de l’armoire de mon oncle Marius, une ombre dépassait. J’ai pris une chaise à la paille éventrée pour l’atteindre. C’était une canne. Une canne en noyer, avec une tête de renne sculptée en guise de pommeau.

Je regarde ma mère.

« Mais ?! C’était lui, le Père Noël ?

— Il était tellement fier de faire briller tes yeux. »

À mon oncle Marius,

À la tienne, tonton.

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  1. Sacré père Noël. J’ai un peu pleuré sur mon clavier. Merci.

    Réponse
  2. Nordeng, on dit parfois de certaines personnes qu’elles ont un coeur d’or, et c’est peut-être ton cas – on ne se connait pas tout à fait assez pour que je le sache, même si j’ai déjà commencé de le penser. Mais ce que je sais déjà, par contre, c’est que tu as un regard en or. Il tombe sur les choses avec le bon angle, on dirait une lumière oblique qui rend tout un peu plus beau, ou un peu plus vif, ou un peu plus présent, ou un peu plus significatif. Merci de nous montrer ce que tu vois comme tu le vois. Nous en avons de la chance.

    Réponse
    • J’ai tout essayé. Respirer dans un sac en papier, boire du RougeTaureau, t’imaginer en train de faire caca, le fait est là : je suis incapable de formuler une autre réponse qu’un truc qui ressemble à « gnnnnn » ou « agueugueubeu » ou encore « hihihahahahihiOhménantoiAlor » (ma meilleure performance so far), ce qui, reconnaissons-le, sans pour autant porter de jugement hâtif sur la révélation d’une personnalité via les mots que cette dernière emploie, ce qui donc est un peu mou du cul face à ce que tu m’as écrit là.
      Je vais alors me taire et balbutier un vague « Merci » avant de m’enfoncer davantage dans la gêne qui me pousse à faire des phrases super longues pour ne rien dire du tout au final.
      Ma gueule.

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  3. Merci pour ce bel article.

    Réponse
  4. Rare et touchant. Merci.

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  5. Il me semble que vous avez déjà raconté cette histoire ailleurs, et qu’elle m’avait déjà ému. Rebelote.
    À votre oncle Marius.

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  6. Je redis ce que j’ai dis sur Twitter : très beau texte qui prend aux tripes et qui me donne envie de gueuler : Putain de guerre à la con!
    Merci pour ce témoignage qui montre toute l’absurdité d’une guerre, et merci pour les yeux bleus de Marius qui resterons à jamais la lueur de sa profonde humanité.

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    • Faut pas gueuler, ça fait des ulcères. Merci à vous.

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      • Je me suis un peu emporté l’autre jour, c’est mon coté un peu beaucoup passionné. je ne voulais pas vous casser les oreilles. Un silence et une pensée peuvent être tout aussi efficaces pour exprimer un ressenti. En tout cas, merci de vous inquiéter de ma santé, cela me touche d’autant plus que c’est plutôt moi qui m’inquiète de celle des autres d’habitude.
        Encore merci pour tous vos textes qui me touchent en plein coeur.

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  7. Je suis censé travailler, j’ai beaucoup de mal à expliquer mon émotion face à ce superbe classeur Excel. Non mais bravo quoi, je ne savais pas qui tu avais un bologue.

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  8. Sous toutes réserves

    J’ai lu ce récit au travail, et l’ai trouvé très beau (à noter qu’un courant d’air m’a serré la gorge quelques minutes, drôle de coïncidence !)

    Ce soir, je le lis à mon épouse. Je connais l’histoire, je l’ai lu quelques heures plus tôt. Pourtant, j’ai été incapable de finir les derniers paragraphes à haute voix (ça n’a rien à voir avec l’émotion, ça doit plutôt être à cause de ce fichu courant d’air, en plus je dois faire une allergie, et j’ai mes yeux qui transpirent, en plus ça doit être contagieux parce que mon épouse était en larme).

    J’invite chacun à faire cette expérience. Prévoir du sopalin.

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  9. C’est teigneux, les courants d’air. On croit souvent pouvoir lutter contre et sortir victorieux de cette bataille, et puis badaboum, on se fait ratatiner comme une courgette mise trop tôt dans la ratatouille.
    Merci beaucoup de votre commentaire.

    Réponse
  10. Merci Nordy. Ta merveilleuse histoire a fait revivre mon oncle Cléry, et j’ai pleuré… :)

    Réponse
  11. Merci.
    Pour l’émotion, la mémoire, Marius, et les yeux bleus mouillés (les miens).

    Réponse
  12. C’est un très beau texte, merci pour ce moment d’émotion.

    Réponse

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